30 août 2010

Un bon week-end : le half chtriman de Cambrai, 29 août 2010

par Anouk

Nous sommes arrivés à Cambrai samedi en début d’après-midi ; à ce moment-là il faisait encore assez beau. Après le retrait des dossards, nous avons fait une reconnaissance du parcours vélo en voiture, avec une petite moitié à vélo, puis nous nous sommes installés dans une magnifique chambre d’hôtes dans le centre de Cambrai, réservée de longue date. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls triathlètes à avoir eu cette idée. En fin d’après-midi nous sommes allés déposer le vélo de Pascal dans le parc, sous une housse, puis écouter le briefing, mais il faisait déjà un peu trop froid pour rester jusqu’au bout.

Le dimanche matin, lever à 4h30 pour la dégustation du gatosport du futur homme de fer, arrivée sur le site vers 6h, et derniers préparatifs. Le jour se levait lentement quand a été donné le départ de l’ironman à 7h, dans un canal à l’eau plutôt marron que bleue et à 18°. Il y avait pourtant un type en maillot de bain (mais un seul).

Je suis retournée à la voiture pour lire quelques pages de mon roman et somnoler un peu, puis j’ai vu la sortie de l’eau, en 50’ pour le premier, et en un peu plus pour Pascal, dont j’imaginais bien la déception. Puis, de nouveau quelques pages et un peu de repos, avant la préparation de mon vélo. J’ai papoté avec la femme d’un participant qui m’a assuré que quand il y avait du vent, il ne pouvait pas y avoir de pluie. Et je l’ai crue ! mais seulement pendant une petite heure, c’est-à-dire avant l’arrivée de la première averse.

Dans le parc, petite inquiétude : j’ai cru avoir oublié mes lunettes de natation dans la voiture, vers laquelle je suis repartie en courant car il ne restait que 15’ avant l’évacuation du parc vers la zone de départ, avant de me souvenir qu’elles étaient dans le sac de la combinaison. Disons que ça m’a fait un échauffement.

Le départ était à midi, le soleil avait eu le temps de se cacher depuis un certain temps déjà, et le canal était un peu lugubre. Une fois à peu près sortie des coups et remous du départ, je me suis rendu compte que je n’avais pas bien chaud, dans ce canal ! Un coup un peu plus fort que les autres a fait glisser mes lunettes ; pendant toute la natation (46’ pour 1900 m, ne riez pas, j’ai honte !), j’ai cru qu’il y avait de l’eau dedans car je ne voyais plus grand chose, mais sur le vélo, je me suis rendu compte que c’était mon oeil droit qui était trouble. Je voyais les petits obstacles de la route (genre plaques en fonte) un peu tard.

Durant la deuxième partie de la natation, je me suis cognée plusieurs fois dans le même nageur, très gênant (il devait penser la même chose de son côté), au point que j’ai zig-zagué encore plus que d’habitude et que j’ai eu du mal à repérer la sortie. Bref, je suis sortie de l’eau assez étourdie par le froid, mais j’ai fait une transition assez rapide : moi aussi j’ai gardé ma trifonction, et j’avais mis les chaussures sur le vélo.

Le début du vélo a été un peu rude : le vent est arrivé plus tôt que ce à quoi je m’attendais, j’avais froid, je toussais, et j’ai découvert que mon compteur ne marchait pas. Heureusement, je pouvais quand même voir les pulsations cardiaques. J’ai doublé beaucoup de monde (50 personnes), mais malgré les efforts supplémentaires que cela implique, j’ai beaucoup aimé le parcours. Je me sentais assez en forme. Pour que vous appréciez ce commentaire, il faut que vous sachiez que jusque très récemment, quand je voyais un cycliste devant moi, je ne pensais pas du tout à le doubler, je présupposais toujours qu’il était meilleur que moi. Donc doubler autant de monde a vraiment été une nouveauté ! J’ai été un peu déçue en voyant mon temps (3h16) car j’aurais bien aimé faire du 30km/h de moyenne, mais ça serai pour la prochaine fois, quand il y aura moins de vent !

J’ai un peu faibli vers la fin du 2e tour, mais j’ai fait une deuxième transition assez rapide, et je me suis lancée sur la course à pied un peu fatiguée, mais relativement optimiste. D’ailleurs j’ai réussi à faire une quinzaine de km au-dessous de 5’30 au km, et les autres plutôt en 5’50, d’une part à cause des bourrasques de vent, puis à cause d’un point de côté menaçant. Seuls les 3 derniers km ont été vraiment pénibles, mais j’ai tenu bon. Ce que j’ai bien aimé dans la CAP, c’est qu’on voyait tous les coureurs, ceux du half et ceux du full, car il y avait de nombreux passages où on se croisait. Avec Pascal, nous nous sommes croisés deux fois : la première juste après que ma casquette s’est envolée, et donc je n’en ai pas bien profité, et la seconde quand je finissais et qu’il entamait son 4e tour.

Vers 18h, quand j’en ai eu fini (6h04 au total), il faisait vraiment frisquet ; c’était un peu bizarre de voir tous ces gens incroyablement affutés qui erraient d’un air hagard de la table du coca à celle des abricots secs. Nous n’avons pas demandé notre reste (ni attendu les podiums, même pas celui des VF — tant pis !, j’étais 3e) ; nous sommes repartis à Paris en grelottant.

J’ai eu un peu de mal à traverser ce lundi ; c’est un peu moins pénible que le lendemain d’un marathon, mais ça fait mal à plus d’endroits ! Et puis, à chaque fois que mon regard tombe sur les boîte d’hydrixir et de malto, mon coeur se soulève … J’ai eu un peu de mal à supporter tout ce sucre !

La leçon que je tire de cette course, c’est que l’ironman, ce n’est pas pour tout de suite. J’ai trouvé que le half était déjà bien assez éprouvant ! Le full, c’est une autre dimension, que je n’arrive pas encore à concevoir. Mais maintenant, je sais à quoi m’attendre sur le half, et donc je vais essayer d’en faire un ou deux l’année prochaine ! Et l’organisation de celui-ci est vraiment excellente ; j’ai été interviewée par une arbitre à la fin, et je n’ai pas trouvé grand chose à redire.


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