6 juillet 2010

Triathlon XL de Guerlédan, 3 juillet 2010, second CR

par Anouk

A mon tour de vous raconter cette aventure. Ca ne sera pas redondant, car nous n’avons pas fait exactement la même course : moi j’ai discuté avec l’arbitre dans le bateau-balai, puis avec le conducteur de la voiture-balai, par exemple, expériences dont tout le monde ne profite pas !

Au début de la natation, après le passage de la première bouée, il y avait encore des gens derrière moi. Comme j’avais pris un rythme (assez tranquille), j’ai un peu rêvassé, et à un moment, quand j’ai relevé la tête, j’étais au milieu du lac, et je me disais : mais où est-ce qu’ils sont tous ?! Premier gros détour. J’ai dû faire beaucoup plus que 4 km en tout ! Au moment de la sortie à l’australienne, je ne voyais pas du tout les couleurs des bannières à cause du soleil, donc j’ai failli sortir à la bannière bleue alors qu’il fallait aller jusqu’à la rouge, mais j’ai quand même réussi à entendre ce qu’on me criait. Et au début du 2e tour, j’ai visé une bouée blanche, mais ce n’était pas la bonne … Ce qui explique que je suis sortie en dernier de l’eau, pas très loin derrière l’avant-dernier, cependant, que j’ai doublé à vélo ensuite (mais il a dû abandonné, d’où la rencontre avec la voiture-balai).

La boucle de vélo était si dure que j’étais déjà super fière d’avoir réussi à la finir une fois ! Du coup, j’ai continué. Au deuxième tour, plusieurs mésaventures : d’avord un chat a traversé la route juste devant ma roue dans une descente très rapide (au premier tour, c’était une chèvre), et surtout, impossible de passer le petit plateau dans les côtes. J’ai des ampoules au pouce gauche tellement j’ai appuyé rageusement sur la manette ! Au bout des deux tiers de la deuxième côte, la plus dure, je me suis dit que ça suffisait, je suis descendue du vélo pour passer la chaîne à la main. Et ensuite, l’esprit un peu embrumé par l’effort, je suis tombée avant d’avoir pu fixer la chaussure droite, par manque de vitesse. C’est là que le monsieur de la voiture-balai m’a demandé si je voulais arrêter, et je lui ai dit qu’il n’en était pas question. A la fin du deuxième tour, j’ai croisé les derniers du CD, qui finissaient la course à pied. Ils m’ont beaucoup encouragée, j’étais ravie ! Au troisième tour, j’ai employé des ruses de sioux pour passer le petit plateau bien avant le début des côtes, en rétropédalant, en sautant sur la selle, etc. Ca a marché, et donc j’étais euphorique en finissant le vélo.

Du coup, erreur classique, j’ai commencé la CAP trop vite : j’avais dramatiquement sous-estimé la fatigue du vélo, la chaleur, et surtout le dénivelé à chaque tour. Mais comme les premiers de la course arrivaient au moment où je commençais à courir, je me disais que je ne devais pas traîner (c’est là que j’ai entendu l’interview du premier, qui disait que le vélo était très dur mais qu’heureusement, le petit plateau passait …). J’ai fait le premier tour en 1h, le 2e en 1h10, et ensuite, les choses vraiment difficiles ont commencé. J’étais bien déterminée à finir, mais à certains moments je me demandais si je pourrais encore mettre un pied devant l’autre. Je me suis donc traînée lamentablement, ne récupérant un peu d’énergie qu’à la toute fin, pour arriver en trottinant douloureusement.

Mais j’ai été bien récompensée ! Recevoir un jéroboam des mains du maire de Mûr de Bretagne, ça n’arrive pas tous les jours !

Bref, ça m’a énormément plu, j’ai regretté de ne pas m’être un peu plus entraînée en CAP, mais ça n’est que partie remise.



Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.