12 septembre 2012

Triathlon XL de Gérardmer 2012

par Yann

Comme l’an passé, je trouve des choses à faire dans cette région une semaine avant la course, quel heureux hasard. C’est ainsi que je suis arrivé une semaine plus tôt pour m’acclimater… Nous n’avons pas autant d’oxygène à Paris. Cette région est vraiment sympa et le collègue qui m’accueille l’est encore plus. Il adore le vélo mais ne roule presque pas car ne connait pas grand monde motivé pour manger des km… J’avais en tête de ne rien faire la semaine avant Gérardmer mais bon ça me faisait aussi plaisir de rouler avec lui.
Lors d’une de nos sorties, je me rends compte que mon vélo me fait vraiment peur… En descente avec un peu de vitesse, j’ai l’impression de ne rien contrôler. Est-ce la psychose de chuter à nouveau à Gérardmer ? La chute 3 jours auparavant avec Othmane ? Ou bien mon vélo qui a un souci ?! Pour en avoir le cœur net, je décide d’amener mon vélo faire un check up complet, le premier depuis que je l’ai (1an½)
Le couperet tombe, la jante avant est tellement creusée qu’elle est devenue trop souple et se déforme, d’où ma sensation désagréable de 0 contrôle… Je me vois obligé de changer la roue avant… Je reprends des Ksyrium®, les mêmes, mais juste plus récentes et moins creusées. D’autres pièces sont changées mais je ne fais pas le détail car sinon le CR serait trop long. Alors petit conseil faite correctement l’entretien de votre vélo… au moins à l’inter saison.
Mon vélo étant en réparation, nous avons changé de sport, plus cool d’ailleurs : voiture téléguidée à essence (ça a vraiment la pêche !) et luge d’été avec ses enfants… On s’est bien marrés surtout quand l’un de nous était coincé derrière un petit papy qui gardait la main sur le frein… J’en souris encore en y repensant… Je vous en parle car si l’an prochain on a un temps un peu plus clément, je pense que ce serait cool de se faire 1 ou 2 descentes… Il y a peu de risque de tomber et de se faire mal.
Le dernier jour avec mon collègue arrive à sa fin, un peu triste car ces jours ont filés à une vitesse folle mais content également car le lendemain le premier convoi d’EPPGiens arrive… Le vif du sujet allait donc pouvoir commencer…
Arrivé en premier au camping le jeudi matin, je cherche à dégoter le meilleur emplacement possible compte tenu de notre nombre et de notre non réservation (à ne pas refaire, n’est ce pas Président ?). Ayant encore du temps de libre, je décide d’aller tester l’eau, l’appel de cette onde pure était trop fort. Quelle était bonne… aussi chaude que l’air ! Le camion arrive enfin, les premières goûtes tombent… ce n’est pas bon signe… si nous savions à ce moment là.
Nous déchargeons le camion, montons les tentes, gonflons les matelas (plus ou moins vite en fonction du volume d’air nécessaire). Le campement est prêt à accueillir les futurs arrivants. Vite vite vite ! Allons en repérage… C’est ainsi que certains ont pu se rassurer sur la boucle, d’autres peut-être un peu moins. Je n’étais pas revenu sur ce parcours depuis l’an passé. J’angoissais un peu à l’idée de revoir le virage de ma chute…
Le temps s’est maintenu, ce n’était pas la grosse chaleur mais au moins c’était sec… On rentre, petite douche, chacun vaque à ce qu’il veut faire… Edouard friand de jeux tout comme moi se rend compte que nous n’en avons pas. Heureusement, Philippe nous sauve : « Monopoly en carte ». C’est pas mal… ! L’heure du diner arrive, encore une fois, c’est Gilbert qui se met au fourneau (enfin aux 2 petits gazs), je m’occupe alors de l’ail, je le dis, car tout le monde était unanime pour dire qu’ils étaient super bien coupés… .
Le repas est vite avalé, on ne le répètera jamais assez le repas d’avant-veille est le plus important de tous (plus important que celui de la veille)… On se blinde littéralement le bide… Demain ce sera une journée off, 0 activité donc nous n’avons plus qu’à digérer tout ça. La nuit est agitée et je dors encore une fois par vagues, le bruit de la pluie ayant raison de mes endormissements, je garde les yeux ouverts scrutant que la toile reste bien étanche…
Le vendredi est à oublier de la mémoire collective, je n’en parlerais donc presque pas… Meeting au ciné comme l’an passé… les explications sont identiques si ce n’est qu’ils seront intransigeants sur la propreté tout au long du parcours.
Pluie et pluie est au programme de cette journée d’avant course… Tout le monde squatte les tentes des exposants… c’est déprimant, certains d’entre nous, étant restés trop longtemps près d’article de sport, sont repartis avec plein d’achats inopinés. Le repas du midi est catastrophique, on n’a pas d’endroit où se poser pour manger ensemble… Chacun mange où il peut essayant au possible d’éviter les gouttes…
Avant d’aller à la pasta party, Edouard et moi faisons nos sacs de transition, chacun de son coté une première fois pour ne pas influencer l’autre. Une fois terminé, on a tout déballé et on s’expliquait pourquoi on avait pensé à telle ou telle chose… Autant vous dire que j’avais du papier toilette dans tous les sacs que je prenais… J’avais même du papier dans une poche plastique à bouton pour en avoir sur la CAP… On a bien rit en faisant ces sacs…
Le soir arrivé, nous avons pu nous trouver une table assez grande pour nous tous… On était pour la première fois de la journée au chaud, au sec et surtout tous ensemble. Il y a du monde, du bruit et surtout plein de pâtes, bien moins bonnes que celles de Gilbert… Cependant, je pense que nous les avons tous appréciées, après cette journée cauchemardesque.
La nuit arrive vite et nous sommes tous allé nous coucher super tôt, pour beaucoup d’entre nous c’est la course la plus longue qu’ils n’ont encore jamais fait. J’appréhendais la nuit, les idées fusaient… Vis-à-vis de l’an passé, mais aussi vis-à-vis du temps… La stratégie de course était bouleversée… Fini les transitions éclair, suite à une discussion avec Gilbert nous étions arrivés à la conclusion qu’il valait mieux mettre des chaussettes et surtout les chaussures dans la tente de transition… Il en faut peu pour se déstabiliser avant une course…
Le plus angoissant pour ma part était de gérer le vélo avec ces conditions climatiques, j’avais déjà peur de la chute en vélo alors avec une chaussée détrempée je vous laisse imaginer… Le seul réconfort était que mon vélo avait été révisé entièrement, j’essayais de ne penser qu’à ça. J’avais promis à Marine de faire attention et de ne pas revenir esquinté. Toutes ces pensées ce mélangeant, je savais que j’aurai du mal à trouver le sommeil, c’est pourquoi j’avais demandé à Anne de me donner un petit cachet… J’avais en tête de ne pas le prendre sauf si le sommeil n’arrivait pas… Ce qui fut le cas… Anne m’avait averti qu’au bout de 5 min c’était le blackout, 5 min s’écoulèrent, je tournais encore tant bien que mal dans mon duvet et me disais « purée ça marche pas son truc… » 2 min après j’étais plus là. « Alors merci à Anne pour ces cachets… » J’ai pu dormir comme un bébé et même me rendormir rapidement tout au long de la nuit… J’atteste qu’Edouard se réveillait pour regarder son tel je ne savais pas pourquoi sur le moment … (il scrutait la météo pour ceux qui n’aurait pas lu son CR).
Le réveil prévu à 6h du mat a été décalé unanimement, personne ne se levait… J’étais réveillé mais mon duvet chaud me faisait rester dedans… La voix du président nous à fait sortir de notre stupeur Edouard et moi… Nous étions bien tristes de quitter nos duvets respectifs (je précise) et surtout de voir que nous seuls avions répondu à l’appel… Les tentes restaient désespérément fermées d’où aucun bruit ne sortait…
Le camp finit par se lever, je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que le temps, avant course, file à une vitesse hallucinante… Le départ allait être donné dans quelques heures, je n’étais allé aux toilettes qu’une seule fois… autant dire que le stress montait. Il fallait a tout pris arriver rapidement au parc pour pourvoir déposer les sacs de transition, les ravitos perso et avoir le temps de pas être en stress… J’essayais de faire accélérer les choses, peine perdue… Je n’avais pas non plus cœur à l’ouvrage, le temps bien moins pire que la veille ne donnait pas vraiment envie de passer la journée dehors à faire du sport…
Nous sommes enfin partis en direction du parc… la marche fut pleine de questionnements, la mine grave de Philippe n’était pas des plus rassurante… il était concentré… moi je n’avais qu’une hâte, poser mon vélo et commencer la CAP. « Drôle d’idée alors que le départ n’était pas encore donné… »
On pose tout, on repère les emplacements des sacs, les allées pour s’y rendre et surtout le tente homme, à ne pas confondre dans l’empressement…
Comme l’an passé, Président s’est empressé de quitter le parc, je me suis retrouvé seul puis j’ai retrouvé Philippe, puis Gilbert, puis Anne, mais on s’est vite reperdu de vue sur la zone de départ. Il y avait une telle cohue pour donner le sac Swim… Il y a des triathlètes partout, on se serait cru sur la ligne 4 du métro à 18h… Je nage un tout petit peu et déjà on nous demande de remonter… Je me mets à droite de la plage (je prends moi aussi mes habitudes). Ce qui me permet de retrouver Président et Edouard. On s’encourage, le drône, remplaçant l’hélicoptère (crise oblige), prend la photo de départ…
On tape dans les mains, on sent l’effervescence monter, toute cette adrénaline d’avant course… j’en frissonne encore en y repensant. Edouard me parle des bouées, je ne les vois pas, les 2 min d’échauffement ont mis de la buée dedans… Je les retire pour cracher dedans et là « Bam », coup de feu.
« Et M… » Je remets rapidement mes lunettes comme je peux, j’oublie le start de ma montre dans la précipitation et je me dis « ça commence bien ». Je sais pertinemment que je n’ai pas enclenché ma montre. J’aimerai le faire mais la bataille fait rage… On m’agrippe, on me monte dessus, on me pousse… J’ai l’impression d’être sur la ligne 4 quand je veux sortir de la ram et que d’autres veulent y monter. Je ne perds pas le cap pour autant… J’essaye de trouver des zones moins peuplées, j’en trouve mais de suite d’autres pensent comme moi… Les passages de bouée sont assez chahutés « pour rester soft ». J’essaye de me détendre pour nager de façon convenable, je repense aux conseils de Morgane et Jennifer « va chercher loin », pas évident dans cette meute… Sortie à l’Australienne même remarque qu’Edouard, beaucoup de personnes marchent, je les dépasse et enclenche ma montre enfin. Il ne reste plus que 500m… Je me motive en me disant que c’est pareil qu’un 400 m en piscine sans combi « on s’auto encourage comme on peut ! ». En même temps, je n’étais pas super pressé d’attaquer le vélo vu ma peur du parcours… Je sors quand même de l’eau… La foule est là et nous attend… J’entends une voix au dessus des autres, qui maintenant m’est familière, Sophie (qui allait courir le semi en équipe) cela me redonne du boost… que c’est bon… Je reste concentré et ne détourne pas le regard je suis en mode automatique…
Je rejoins la tente des hommes sans trop tituber (Merci PYT)… Il y a un brouillard, j’ai l’impression d’être dans le hammam d’un club Med gym… C’est hallucinant !!! … J’enfile ma tri fonction « sèche », prends ma veste et vois qu’elle est bien pliée et surtout fermée et scratchée… « Et Re M… » Si Arnaud avait vu ça… .
C’est alors que je vois Gilbert s’assoir près de moi… On s’encourage. Je file vers le vélo avec les chaussures aux pieds… Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu à faire ça. En effet l’an passé je n’accrochais jamais mes chaussures me disant que mettre plus de temps à la transition n’est pas forcément un mal (on récupère un peu plus). Mais depuis Ramatuelle même pour débuter une sortie vélo (en entrainement), mes chaussures sont accrochées (véridique). C’est moins compliqué qu’à tenir dans les mains ou bien courir avec au pied.
C’est donc avec une foulée plus que hésitante que je me dirige vers mon vélo…, les bénévoles m’avertissent que sa glisse (d’autant plus avec les cale au pied). Nous avions je pense le plus mauvais spot pour les vélos… A certains endroits il n’y avait pas de tapis, il fallait passer une marche…
Je me dirige vers la ligne d’envole et débute le vélo, la peur au ventre je commence à rouler… Assez fort car c’est plat… J’arrive vite à la montée du poli. Stratégie de course, appuyer sur les montées et les faux plats vu que je vais rouler cool dans les descentes… Le poli se passe très très bien, je ne suis pas resté sur la plaque car je ne veux pas forcer sur le vélo. Je veux éviter les crampes de Belfort… Lors de la première descente un triathlète qui lui aussi était sur la réserve me parle sur le fait que ça va être compliqué d’aller vite en descente, je ne pouvais qu’acquiescer.
Premier tour, pas de problème, toujours cette peur au ventre au niveau du fameux virage, mais ça va je n’ai pas eu de perte d’adhérence, je fais surtout attention à ce qui arrive derrière moi. Ayant un peu plus confiance, je me dis que j’irai un peu plus vite dans les descentes cela compensera surement ma baisse de régime en montée… Le deuxième tour est comme le premier : je ne me sens pas du tout entamé… J’ai mal sur le coté droit dû la chute survenue une semaine avant mais rien d’inquiétant… Quand je passe la ligne de la fin de mon deuxième tour j’ai vraiment la banane, j’entends mon nom, le speaker commentait ma fraicheur. J’étais de plus en plus confiant sur le fait de finir le vélo sans chute… Le troisième tour est, je dois l’avouer, bien différent… Le poli se passe sans trop de souci mais les faux plats avant le col de Feigne, je sens bien que je n’ai plus du tout la même pêche. La monté du col m’assura cette sensation. Et ne pouvant pas en gagner en descente j’étais résolu à mettre plus de temps sur ce dernier tour. Ce qui fut le cas : 1h03-1h04-1h08, j’avais dans ma tête prévu de mettre 1h-1h05-1h10… le total est bon c’est juste la répartition qui diffère…

Très content d’arriver au parc à vélo, je saute de mon vélo, mon réjouisssement fût de très courte durée. A la première foulée (pieds nus) j’ai compris que mes pieds étaient gelés… mais vraiment… Il ne devait plus y a voir dans mes pieds que le minimum vital de sang… J’aurai couru sur mes chevilles ça aurait été la même sensation… J’en avais les larmes… En plus, vous vous souvenez, nous n’avions pas de tapis par endroit, je les ai maudit… donc fin de vélo pas si chouette que ça…
Je me change vite (mais pas aussi vite qu’officiellement : 47s) et encore une fois, je vois Gilbert s’assoir près de moi… « Il m’aime ce n’est pas possible. » Je suis prêt, je l’attends, il me dit de partir car il va me récupérer. Ça je n’en doutais pas… Je commence à courir au bout de 2 ou 3 foulées : les crampes sur les quadriceps apparaissent, comme à Belfort… Ça me lance… je sens que mes muscles ne veulent pas faire ce que je leur demande… Fort de mon expérience de Belfort, « ne surtout pas s’étirer sinon c’est mort » je cours sur les crampes genre il y a rien. Ma foulée devait être robotique je pense. Gilbert arrive à mon niveau, je lui dis de filer, il me répond que l’on finira ensemble… Il a lui aussi un peu mal. C’était plus que rassurant d’avoir Gilbert à mes côtés pour affronter ce semi… Il est un super coureur alors l’avoir en partenaire c’est juste génial… Le premier tour se passe super bien… Les douleurs aux cuisses ont même quasiment disparu. On a gardé un super rythme même dans la montée. Le deuxième tour ça se complique un peu ; passé 11-12km mes jambes souffrent. Je ne suis pas spécialement essoufflé mais les douleurs me ralentissent, là Gilbert m’attends me donne à boire… On fait même une halte pipi c’était drôle à voir derrière les voitures, une bénévole nous demandait de pas arroser la sienne … Comme Edouard je pense que j’aurai pu me retenir mais que c’était bon de se libérer et surtout souffler… Au troisième tour je demande à Gilbert de vraiment me laisser. Nous n’avons vraiment pas le même niveau… Je voyais sa petite tête partir au loin petit à petit jusqu’à disparaitre… Je ne le verrais plus que sur la ligne d’arrivée… Mais avant cela il reste un tour… Le plus dur de tous… Mes jambes me font mal… Elles accusent le coup… Y’a pas idée de faire un tel effort… Ma vitesse diminue jusqu’à 6’30 min au km… Je me ressaisi, le gens me dépassent ça m’agace… En plus, il y en de plus en plus avec le même nombre de chouchou que moi… pas cool de se faire reprendre de la sorte.
Je fini au mental car j’ai de plus en plus mal je suis en mode « pilote automatique », je débranche le cerveau car sinon vu les signaux envoyés je m’arrêterai… Arrivé sur la plage au 21ème km, je vois 5h44 et là je me dis « oh putain 5h45 ce serait le pied » (J’adore les comptes ronds) et là, sans savoir d’où venait le jus, j’ai sprinté, mais vraiment sprinté. Arrivant au sas d’arrivé, j’ai involontairement réduit l’allure, le temps n’importait plus, c’était hors temps d’ailleurs. Je voulais profiter de ces quelques mettre de bonheur et d’aboutissement… Je faisais le bilan de la course dans ma tête pendant que je remontais cette colonne de mains tendues vers moi… J’avais un sourire de satisfaction me disant « je l’ai fait et sans chuter c’est marine qui sera contente… ». Je vois Gilbert derrière la ligne, je m’effondre dans ses bras, l’euphorie de fin de course ne faisant plus effet je me mets à pleurer. Tout est mélangé bonheur, douleur et reconnaissance. Reconnaissance envers Gilbert qui m’a plus qu’aider moralement…
On est allé sous la tente d’arriver on voulait se restaurer… il y avait énormément de monde à la flamenkuche… on est alors allé récupérer nos sacs direction la douche. L’an passé, j’avais utilisé une douche pour laver mes plaies avant d’avoir les soins… Je savais donc où aller pour ne pas faire la queue…
Après ce petit moment de détente, nous avons profité de la faible affluence au kiné pour se faire dorloter un peu. Dans la salle j’ai vu Etienne, mon ostéo. Il m’a mis entre les mains de l’un de ses collègues… ça a complété la kiné…
Nous sommes, ensuite, de nouveau allés sous la tente nous restaurer et surtout attendre l’arrivée des autres personnes du club… C’est ainsi que nous avons vu nous rejoindre un à un tous les membres participant à la course… 100% de réussite… c’est juste magnifique…
Viens ensuite l’après course, où le corps rechigne un peu : à bouger, digérer ce qu’on lui a donné à manger et à boire… Il n’est pas content en somme et nous le fait comprendre. C’est donc un peu patraque et fatigués que nous nous sommes retrouvés au restaurant. Encore une fois la tablée était bien fournie… le resto par contre n’était vraiment pas fou… Je l’ai dit à mon collègue qui me l’avait conseillé…
Le soir venu j’ai dû à nouveau reprendre les cachets d’Anne car d’une nos nouveaux voisins étaient plus que bruyants et de deux, mon esprit n’arrêtait pas de penser à plein trucs… mais des trucs stupides et débiles en plus… c’est encore plus agaçant et donc agacé impossible de m’endormir… (La vis sans fin).
Le dimanche, on se lève tôt, pas de grâce matinée. Il fallait aller encourager Estelle qui faisait le sprint le matin. Edouard et moi avions décidé d’essayer de l’encourager à la sortie du parc à vélos… Alors que le coup de feu du départ était donné nous étions en train de quitter le camping… Estelle nous avait tellement soutenus la veille par ses encouragements et sa bonne humeur que nous tenions vraiment à lui rendre la pareille. On marchait donc avec empressement mais après un XL autant dire que l’on ne marchait pas si vite que ça… . On voit le milieu de la course sans apercevoir Estelle. On voit Hugues qui lui aussi ne l’a pas vue… On rentre un peu dégoutés vers le camping. On encourage Estelle cette fois sur la portion CAP quand elle passe à proximité du Camping. La course s’achève… nous attendions que l’héroïne du matin nous rejoigne.
Philippe, Président, PYT, Isabelle et Moi décidons de faire une pétanque en attendant… Il n’y a pas de bon weekend sans pétanque… Il fallait au moins sauver ça…
C’est ainsi que nous avons débuté une partie acharnée… C’est sur douleur que je les ai quittés… Nous étions en passe de gagner la revanche… Je suis tombé malade d’un coup d’un seul… Je n’ai pas pu voir le CD alors que je le désirai vraiment pour voir Hugues et Simon sur cette fameuse pente d’on Arnaud parlait tant…
J’étais cloué au lit, autant vous dire que je suis encore une fois revenu en piteux état à la maison.
J’ai aimé :
• Les cachets qui font dormir
• Poser mon vélo après les 3 tours
• Courir avec Gilbert
• Que Sophie rassure Marine tout au long de la course surtout lorsque j’ai posé le vélo
• Mettre 8 à 0 à la pétanque à Philippe et Président
• L’aide d’Edouard quand j’étais au plus mal
Je n’ai pas aimé
• Le camping sous la pluie
• Rouler avec la peur au ventre
• Devoir arrêter la partie de pétanque à cause de douleurs abdominales
• Avoir une gastro avec des toilettes de camping
• Ne pas voir le CD le dimanche
• La gastro de fin de weekend
• Les 400km de voiture justement avec cette gastro
Mot de la fin :
Je suis un peu triste vis-à-vis des personnes pour qui c’était le premier weekend à Gerardmer. Nous avons vendu du rêve tout au long de l’année : avec les vestes, les serviettes et surtout un temps radieux…
Sachez juste que sans vous tous, sans le groupe, je n’aurai probablement pas fait cette course, je serai rentré chez moi ou tout du moins je n’aurai pas eu la même vision de la course… Alors merci à tous pour ce weekend qui pour moi sera inoubliable (dans tous les sens du terme).


Yann


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