27 mai 2012

Triathlon LD de Belfort 2012

par Yann

Je vais tenter d’être rapide et concis, mais je ne peux rien promettre.
Tout a commencé le vendredi, une journée faite que de réunions que j’ai accélérée pour pouvoir partir le plus tôt possible. Le but étant de prendre Othmane direct après le travail, prendre la voiture de pauline, faire un petit crocher pour PYT et on the Road vers Belfort...
5h de route alors que le LD était le samedi… la nuit allait être courte tout comme la récup de la semaine. D’où un empressement certain… malgré notre assiduité à partir tôt à 18h30 nous étions toujours sur le périph.
Après 5h30 de voiture, nous arrivons au gite « fatigués ». C’était une ancienne gare réhabilitée, vraiment sympa… Mais je ne m’étends pas car je dois faire court…
Arnaud dort déjà, pauline nous accueille… PYT et moi avions une fringale alors que pauline nous avait gentiment préparé des pâtes pour la voiture… On apprit en fin de séjour qu’Othmane n’avait pas tout pris …
La nuit fût d’une part courte, agitée et surtout courte… Ce n’est pas le genre de sommeil que l’on apprécie avant un effort long… mais bon on ne choisi pas…
L’appréhension grandissait un peu plus à chaque fois que je regardais l’heure… Je repensais continuellement à ma première expérience de LD à Gérardmer…
Un rayon de soleil à travers le velux a eu raison de ma dernière tentative de sommeil et de mon questionnement… Il n’était alors que 6h30… de toute façon les vélos étant toujours démontés et les affaires non prêtes, il fallait se réveiller assez tôt, le départ était à 11h00.
La maison se réveille timidement, il est 7h. La nuit avait dû être courte pour tout le monde vu la tête de chacun … Petit déjeuné copieux mais pas trop… On pensait remanger avant la course. Une fois toutes les affaires prêtes, les derniers checkups donnés, les sacs sur les dos, nous sommes partis en vélos sur le lieu de la course… soit 8 km d’échauffement… le temps est idéal pas un nuage, pas trop chaud… le départ étant à 11h00 0 stress niveau temps.
Arrivé sur le site, la première chose à faire était de récupérer les dossards… et le petit cadeau… enfin petit… C’était une polaire sous taillée, pour vous donner un ordre de grandeur, je flotte dans le S… imaginez alors Arnaud ou Othmane dans du M. 
Peu importe, nous n’étions pas là pour les cadeaux, mais bien pour nous faire plaisir, nous dépasser, donner le meilleur de nous même en gros apprécier le résultat de tant de sacrifice durant la basse saison.
Pour PYT, Othmane et moi ce LD est le premier d’une série de 3 (Alpes d’Huez et Gérardmer étant les suivants). Pour ma part Belfort me servait donc de tremplin pour ces 2 autres LD… voire mes faiblesses en vue de m’améliorer.
Une fois les vélos prêts, les derniers achats faits (porte dossard) direction l’entrée du parc à vélo… il commence à y avoir un peu de monde mais la queue est encore mal organisée… On s’y greffe rapidement sans vraiment respecter l’ordre (en gros on a grugé).
Nous avions des emplacements juxtaposés car les organisateurs avaient regroupé les gens par club. C’est plus sympa surtout pour se rassurer lorsque l’on prépare son vélo et que l’on se donne les derniers petits conseils. Et accessoirement on sait qui est parti ou déjà revenu… .
A l’instar de Gérardmer rien ne doit être laissé dans le parc hormis le vélo bien sûr… nous avons eu des sacs pour les transitions, mais là c’était des sacs poubelles. A Gérardmer ça ne serait jamais vu… n’est ce pas président ?
On dépose ses sacs au sol dans la rangée qui nous corresponds et laissons la place aux autre triathlètes… Autrement dit, nous nous éloignons du parc à vélo pour aller aux toilettes… Plus de 6h d’effort, il faut y penser avant de prendre le départ… j’y avais pensé déjà 4 fois depuis les 6h30…

Retour vers le parc pour entendre le briefing, pas très audible ou sinon je n’y ai pas porté une attention suffisante… Il est à peu près 10h45 direction l’eau pour s’échauffer. Elle est à 22°C, et marron. Première réflexion qui m’est alors venu : « même si j’ai soif durant la Nat je ne boirai pas… »
Les organisateurs nous demandent de sortir. Arnaud le roi de l’astuce dit « on sort en dernier comme ça on sera devant… ». J’avais déjà remarqué ce petit détail lors de mes premiers tri… les derniers à sortir de l’eau pousse ceux qui sont border line…
Ainsi nous ne nous sommes pas empressés de sortir de l’eau et avons atteint la plage. Les triathlètes se sont étalés sur plus 30m de large, nous sommes 900… On s’encourage, on applaudit… J’ai profité du passage d’une arbitre pour lui demander pourquoi il y avait 2 bouées rapprochées dans le premier virage. Elle me répond qu’il faut passer entre… « Ok c’est bizarre ça va faire un goulot d’étranglement, on va se prendre de baffe en somme… »
Nous attendions l’hélicoptère… et, et Non ! Décidemment Gérardmer est une course à part… n’est ce pas président ?
Le départ allait être donné, derniers encouragement, des regards qui se croisent qui en disent plus que des mots le pourront. On sent que tout le monde est concentré sur ce qu’il va se passer et essaye d’imaginer comment ça va se passer…
Le départ est donné, le chrono est lancé, l’eau est au niveau de mon genoux, je plonge… Là commence l’éternel combat… L’instinct animal de certains ressurgit de milliers d’année de civilisation. Je ne vois pas grand-chose je suis à gauche, c’est le plus court chemin vu la disposition des bouées en triangle. Je me fais couler, on me nage dessus, je prends des coups de coude volontaire : « que je n’aime pas cette partie »… Je nage mais ne donne pas tout… Je veux être frais sur le vélo… même si mes bras ne me serviront plus après la natation je ne veux pas m’exploser… J’arrive à la première bouée (enfin les 2 bouées rapprochées). Je me dirige entre et entends un sifflet… Je me relève et vois tout le monde contourner. J’ai du dire un « et M…. » Je fais demi tour et essaye de rentrer dans la ligne d’eau autant vous dire que ce n’est pas chose aisée… Je passe les deux bouées proprement et essaye de transformer mon énervement en quelque chose de positif qui fait avancer… Je me concentre sur ma nage et me rends alors compte que je bats de pieds… Alors qu’il ne faut qu’utiliser ses bras… Je m’y atèle et vraiment ça va plus vite… (Ou sinon c’est mon entourage qui a ralentit au même moment).
La deuxième bouée bien que rouge était à contre jour… impossible de l’apercevoir… J’étais donc obligé de suivre les baffes. « Que j’aime pas cette partie… ». La 2ème bouée est passée non sans mal… J’ai commencé à pousser du plat de la main les gens qui venaient me rentrer dedans… Nous étions en direction de la plage, j’avais pris en point de mire l’arche rouge… Je savais pertinemment que je ne pourrai pas la franchir, que j’allais devoir refaire une boucle… Et tout recommencer une nouvelle fois… J’approche du bord, toujours en ayant l’arche rouge en ligne de mire et là plein de triathlète venaient me nager dessus venant de la gauche… « Que se passe-t-il ? » nous étions plusieurs à ne pas avoir vu le ponton qu’il fallait prendre par la droite car la gauche était pour ceux qui repartaient de la sortie à l’australienne… « Et M… ». Je touche le bout du ponton et enfin arrive à la plage… je trottine mais profite de cette accalmie pour me reprendre mon souffle car je sais dores et déjà ma nage est vraiment pas top…
L’eau est de nouveau à mon genou, déjà, aller replouf… c’est reparti pour 950m et plus car selon plusieurs personnes il y avait plus de 1.9kmde natation… C’est la même histoire que lors de la première boucle avec un peu moins de coups… Il y a plein de monde autour… J’évite de faire les mêmes erreurs… je touche toute les bouées pour enfin sortir de l’eau en un peu plus de 34min…
J’ai alors couru en commençant à retirer ma combi… il était interdit de la retirer complètement avant d’arriver sous les barnum prévu à cet effet. J’ai pour habitude de la retirer dés la sortie de l’eau pour éviter qu’elle colle de trop… Lorsque je remonte la file en doublant quelques triathlètes () j’entends mon prénom à plusieurs reprises… Les filles de l’APSAP courant le CD du lendemain étaient là pour encourager leur club et pas que… merci à elles… Je suis persuadé d’avoir vu Sophie aussi dans la file.
J’attrape mon sac de transition, celui d’Arnaud n’était déjà plus là, il avait bien nagé… Je galère à retirer la combinaison au niveau de la puce… Pour info le sac contenait : casque, lunette, dossard (que je clip difficilement) et 1 coup de fouet au cas où… Je l’ai pris, il était chaud et donc pas bon… Malgré ces difficultés j’ai été agréablement surpris d’avoir le 49 temps lors de cette transition.
Donc très vite, apparemment, j’arrive à mon vélo, l’agrippe et part tonitruant… Sophie était là pour encourager… C’est pour ça que j’ai un doute sur le fait de l’avoir vu à la sortie de l’eau. Je cours jusqu’à la ligne mets mon premier pied dans la chaussure, quart de tour, je m’apprête à mettre la seconde mais l’élastique a déjà cassé… encore… à chaque tri c’est la même chose… Il faut absolument que je le travaille.
Une fois lancé, je suis en mode chasse… « Mais où est Arnaud ? Combien de temps a-t-il d’avance ? » J’avais 0 info… j’oublie vite cet objectif, je roule à mon allure, je le verrai surement, au moins sur le ballon (difficulté du parcours vélo). Le début du parcours est très rapide… A chaque fois que je regarde mon compteur (donc en ligne droite et sans danger aux alentours) je suis à plus de 40… les faux plat montants, je les passe à plus de 30… en gros j’ai la patate… La natation ne m’a pas entamé. En comparaison, j’étais plus frais qu’à Cergy alors que c’était un CD.
Comme dirait Othmane « j’envoi du lourd », mon genou ne montrait alors aucun signe de fatigue, j’en étais plus que content… Arrivé au 18-20km, je vois une silhouette jaune et noire… Fine comme une guêpe qui fend l’air … c’était Arnaud. Il y a quelques personnes autour de lui mais j’arrive à lui taper la fesse gauche… Il me lance quelque chose du type « mais tu faisais quoi ? »… On s’encourage mutuellement, je file… J’ai continué sur mon rythme qui m’inquiétait un peu je dois l’avouer… « Mais bon tant que ça passe pourquoi s’arrêter ? ». Je roule, posé sur mon prolongateur ça file je me sens vraiment bien un sentiment de liberté… Une triste réalité me rappelle à l’ordre mon eau est chaude, j’attends le 1er ravito avec impatience (35èmekm). La seule question « vont-ils donner des bidons comme à Gérardmer ». La seconde question « où est le 35ème km ? » Mon compteur suite à une forte pluie n’affiche plus toutes les informations entièrement, il manque des barres… Je voyais alors 71km, je pensais donc qu’il avait complètement disjoncté… Rouler sans compteur ce n’est pas top… finalement il manquait les 2 barres horizontales du chiffre… Ce n’est qu’au bout de 2 km que je l’ai compris… « Ah lucidité, quand tu nous as quitté »… Le ravitaillement est à vu, pas aussi fourni qu’a Gérardmer, mais très convenable. Pour répondre à la première question : oui ils donnaient des bidons… mes deux inquiétudes étant disparues j’ai pu rouler sereinement…
Je roule et double de nombreuse personnes, je perds très vite le compte… Je croise aussi de nombreux drafteur et leur demande si le travail en équipe ça marche bien … Quelques plotons revenaient sur moi et j’avais un malin plaisir à les redoubler de suite. Au pied du ballon nous avions déjà roulé 70km. Cette distance m’est familière car c’est souvent au bout de 70km que je n’ai plus de jus… Là nous allions voir si les entrainements avec Pascal et le stage de Ramatuelle allaient porter ses fruits…
La réponse et oui mais seulement sur les 5 premiers km de monté … Une fringale doublée d’un mal de dos carabiné ont eu raison de mes forces et de ma vitesse… J’avais pourtant pris un gel avant la monté. J’attendais qu’il fasse effet… Après 3km de galère, toujours pas d’effet. Je me relevais toute les 3 min pour détendre mon dos… et là un supporter assis dans le fossé m’à donné ma position 95 ou 96…
J’étais sous les 100 alors que 20 personnes venaient de me passer… Là je ne sais pas si c’est le fait de savoir que j’étais dans les 10% ou si c’était le gel qui commençait à faire effet ou encore le fait de savoir qu’il ne restait que 2 km de vélo, mais j’ai retrouvé mes jambes de mes 20 ans, et ainsi en finir avec cette ascension…
Nous commencions la descente… c’est la portion que je n’aime pas du tout… j’ai fait abstraction de Gérardmer, il ne fallait surtout pas que je me crispe… et puis je n’avais pas fait tant d’effort dans les monté pour me faire doubler dans la descente… ;)

J’ai donc repensé à nouveau au stage de Ramatuelle et aux courbes d’Hervé… Il y avait de belles épingles par moment… extérieur intérieur extérieur ainsi je ne me faisais pas doubler dans les courbes… Par contre dans les lignes droites c’était une autre affaire… La descente avait réveillé des débuts de crampe entre ça et mon dos qui me faisait souffrir je m’assaillais sur mon cadre pour changer de position… en plus d’être dangereux c’était inutile… .
Après la descente il ne restait plus qu’un faux plat descendant… le mal de dos devenait plus supportable et avec tout ce que je buvais depuis la descente les cuisses se faisaient un peu oublier… (Pour le moment). Je pensais à Othmane sur cette portion. Il avait choisi de prendre son CLM pour cette portion de faux plat principalement… Je pense qu’il avait la bonne stratégie car je me suis fait reprendre par 5 CLM contre 1 seul vélo de course…
La fin du vélo est toute proche, je reconnais le virage que nous avions pris un peu plus tôt ce matin avant la course… Je ne relâche pas l’effort, dés-scratch mes chaussures et là crampe aux abdos… « Merde j’en ai » Je me suis vite relevé, il ne restait plus que 20m, j’ai bombé la voute plantaire dans mes chaussures pour finir de les ouvrir au maximum… Je me repenche pour sortir les talons… les crampes sont bien aux abdos… Je me suis donc empressé de revenir à une position normal… les triathlètes de l’APSP étaient en train de pic niquer au bord de la route et ont scandé mon prénom… ça fait plaisir. Les pieds libérés je commence à courir… une de me chaussure frottent le sol fortement… Je rentre dans le parc et vois Sophie toujours en mode super supportrice… ça redonne des forces… Merci a elle. Nous devions faire tout le tour du parc à vélo… Je ne me trompe pas d’allée par contre je loupe l’emplacement… aller demi tour… vélo posé… direction sac de transition CAP.
Toujours sous le même barnum, j’ai pu récupérer mes affaires de mon sac : basket + chaussette + barre de céréales. J’ai vite remis mon casque vélo dans ce sac désormais presque vide… Je n’ai pas mangé la barre car la température me semblait à son maximum…
Commence alors la CAP, un semi à parcourir, rien que ça… C’est à ce moment que je me demande pourquoi je cherche la souffrance… J’ai monstrueusement soif… Je ne vois pas qu’à 20m il y a le 1er ravito et vois plutôt une bénévole avec une bouteille d’eau… je lui demande, elle me la donne, je la dégomme (la bouteille j’entends). Juste après, je vois le ravito prend un Goblet pour me le mettre sur le visage…
Je suis élancé, mon allure est 5’au km… je fais 200m et je sens que les débuts de crampes ressentis sur vélo ont changé de stade et d’intensité. Ce sont les crampes ressentis aux abdos qui se font ressentir en premières. Elles m’empêchent de respirer à plein poumon, aussi je m’arrête pour respirer et détendre ma cage thoracique… (Enfin j’imagine que j’essayais de la faire…). Je me remets à courir et là ce sont les crampes aux cuisses qui reviennent… c’est à ce moment que je fais la plus grosse erreur… :
J’essaye de m’étirer les quadriceps… c’est alors que ce sont les ischios qui partent en crampes. Je ne savais plus quoi faire… Je remets la jambe droite et aucune des deux crampes ne veux partir… J’en ai les larmes aux yeux… Je vois mes quadriceps qui gonflent et gonflent comme un ballon de baudruche. Même quand je les contracte, je n’arrive pas à avoir un tel volume… J’avais l’impression qu’il y avait 2 parasites qui essayaient de sortir de mes 2 cuisses…
Un triathlète voyant ma douleur me donne l’info de me griffer les cuisses… Ce que je fis immédiatement… J’en porte encore les marques… Je ne suis pas convaincu du bien fondé de cette info.
Cela faisait au moins 4 min que j’étais statique… il me restait encore plus de 20km à parcourir… là ça été le doute… Je me suis forcé à marcher en me rappelant les conseils de ma mère. Alors que je revenais de 4 h de roller et que je n’avais encore jamais eu de crampe de ma vie : double crampe au mollet dans le lit. Elle m’en avait extirpé car j’hurlais et m’a crié « il faut que tu marches pour que ça parte »…
La marche m’a fait du bien (merci maman)… J’ai pu ainsi me rendre jusqu’au second ravitaillement pour boire… C’est alors qu’Arnaud m’a rejoint… Je ne savais plus quoi faire… J’ai voulu mangé une barre de chocolat, il me l’a interdit… J’ai suivi ces conseils et plus que ça, ses pas… Il m’a donné le rythme… Il m’a permis de continuer alors que j’étais plus bas que terre… Il me donnait les conseils « allez ça descend, on déroule » il a même ralenti son rythme pour moi. Je tiens à l’en remercier par ce CR… Merci Arnaud.
Je suivais Arnaud comme son ombre… à certains moment je ne voulais rien voir mise à part ses pieds… J’évitais de penser que j’avançais et donc courais… Je ne voulais pas donner cette info à mon cerveau car sinon il aurait envoyé des infos aux cuisses… j’en suis sûr … Mes forces revenant, je heurtais de temps à autre les pieds d’Arnaud. Lui gardait le rythme, le cap et freinait mes ardeurs de 30 s. C’est ainsi que nous avons fini le 1er tour.
Les crampes n’étant plus de la même violence, je pouvais tenir le rythme de façon plus naturelle, j’étais de moins en moins en souffrance… Je passais de temps à autre devant Arnaud et essayait de lui rendre la pareille… Nous avons alors clôturé le second tour en allant plus vite que sur le premier… les supporters : Sophie et les triathlètes de l’APSAP nous galvanisaient à chaque Tour…
Entre la fin du 2ème et le début du 3ème nous étions un réel duo, on faisait corps … Nous avions déjà décidé de finir cet half IM bras dessus bras dessous… La seconde moitié troisième tour Arnaud a accusé le coup, c’était à son tour d’avoir les crampes. J’ai voulu gardé la même tactique qu’à Compiègne : « je cours devant en mode lièvre ». Connaissant les capacités d’Arnaud en CAP, je n’avais aucun doute sur le fait qu’il puisse revenir sur moi. Nous nous retrouvions au ravitaillement, mais ayant toujours un peu plus de récup, je me suis petit à petit détaché … Je regardais fréquemment où il était. Je devais rester à vu sinon l’effet « lièvre » n’aurait plus fonctionné… J’appelai Arnaud pour qu’il recolle… J’allai pour prendre le dernier chouchou, celui qui indiquait la fin du 3ème tour, quand un triathlète a fait obstruction  il m’a souri et dit « Ah oui faut pas le louper celui là » je lui ai répondu « jamais de la vie j’en ferai 4… ». Je lui ai souhaité bon courage pour son dernier tour. Je suis ensuite arrivé au niveau de Sophie. Elle avait choisi un emplacement stratégique qui lui permettait d’encourager 2 fois par tour… Je lui demandais si elle voyait Arnaud. Je reprenais mon souffle et j’essayais de voir qui avait 3 chouchous au poignet… Il ne restait plus que 100m… Arnaud était à vu… « Allé Arnaud on a fini ! »… je m’élance avant qu’il n’arrive sur moi… Dernier virage il est à 10 m derrière… le speaker m’annonce et me vois attendre… Je suis de dos… Il ne comprend pas, mais Arnaud franchit le dernier virage, je me mets à courir. Le speaker, ayant compris, a ensuite féliciter cet esprit d’équipe… Nous avons ainsi promut l’EPPG… Nous sommes passés ensemble en 5h01… Nous octroyant la 143ème place ex aequo. Le final était parfait… j’en avais la gorge nouée d’émotion… Nous sommes allés boire… les cuisses commençaient à comprendre que je m’étais joué d’elles. Elles me le font payer encore ce lundi…
Après une petite collation : flamenkuche, pain, yaourt à boire… tout et n’importe quoi, nous avons profité que nous soyons que 150 triathlètes pour aller au kiné… ça nous a fait un bien fou…
Othmane et PYT sont également arrivé ensemble… Quand on dit que l’EPPG est un club ayant un esprit comme on en trouve peu !!
Malheureusement nous étions un nombre impaire, Pauline est arrivé par la suite, Arnaud courait près d’elle tout de même … Son premier LD est tout une histoire … Elle a démontré de son courage, de sa détermination et de sa persévérance à toute épreuve pour finir ce LD. Je l’incite vivement à écrire son CR… incroyable… et pourtant vrai.
La soirée s’est terminée à la pasta partie organisée à l’occasion du triathlon… Nous avons été un peu déçus de cet évènement… Cependant nous avons pu avoir un moment de partage avec les autres clubs que nous connaissions… Je pense à Meudon et bien entendu l’APSAP…
C’est d’ailleurs lors de cette soirée que nous avions décidé de faire le CD le lendemain en mode équipe… Nous avions recruté Alyzée de l’APSAP pour la natation (29’ lors du LD), moi au vélo et Arnaud à la CAP… un autre équipe avait également vu le jour : Pauline Othmane et PYT…
Malheureusement entre douleur et temps exécrable du dimanche cette idée a été avortée… Par contre j’annonce en exclusivité : on voudrait proposer au sprint une équipe à Nouatre avant le CD… Jennifer à la natation, moi au vélo et Arnaud à la CAP… Jennifer tu es d’accord ?
Petit clin d’œil à Edouard
Je n’ai pas aimé :
• Le fait qu’il n’y ait qu’un dossard… (je pense à ceux qui n’avaient pas de porte dossard)
• Que les arbitres n’écoutent pas non plus le briefing de course
• Avoir un compteur trompeur
• Avoir un mal de dos de chien
• Avoir des débuts de crampes lors du vélo
• Avoir voulu lâcher l’effort en CAP et finir en marchant
• La montée de la CAP sans un pet d’ombre et sur un sol rocailleux
J’ai aimé :
• Que nous soyons proches dans le parc
• Ne pas avoir mal au genou sur tout le parcours vélo et CAP
• Courir avec Arnaud
• Finir avec Arnaud (3 tri en commun, 3 finish ensemble)
• Le kiné d’après la course
• La douche d’après kiné (j’aurai du faire l’inverse)
• Vous écrire ce CR
Ce que j’ai appris : (variante)
• Le porte dossard doit déjà être clippé et il ne reste plus qu’à enfiler comme un short
• Ne pas s’étirer lors de crampes pendant un effort… (se griffer ou mettre de l’eau fraiche)
PS : je le voulais vraiment court… mais celui-ci était un LD donc le CR suit le format !
A ce soir si tout va bien.

PS² : Photo des duos


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