11 août 2013

Triathlon Half Breizhman 2013

par Pierre

Triathlon Half Breizhman, samedi 3 août 2013

Poussé par Simon il y a 8 mois pour faire un half, je saute le pas après deux ans de triathlon au grand et mythique club de l’EPPG triathlon 93 !
C’est décider je m’inscris au breizhman…je me dis, pour commencer la Bretagne c’est plat ! Et puis y a 3km de natation et 84km de vélo…soit pas mal de natation (ça me va !)

7 mois plus tard, après une première année plus à coconner qu’à m’entraîner massivement je me retrouve avec au compteur :
En CAP : un semi de Paris début mars…puis le néant…environ 20 km de CAP sur le mois de juin et 8 km en juillet
En Vélo : sur toute la saison….250km….aïe, faute à une météo capricieuse.
En Nat : j’en parle même pas…. Pour me consoler je me dit…t’inquiète c’est ton point « fort »..enfin..

Deux triathlons en préparation..un S à Verneuil (Avril) et un M à Enghien(Mai)….autant dire que je suis au top….frais comme un gardon pour le 3 août !

Les deux semaines précédentes, je les passe chez mes parents et… me prend compte que le médecin de la famille c’est inscrit également sur le half…..le triathlon me poursuit….j’ai la pression…il me parle alors de ses heures hebdomadaires d’entrainement… d’un coup une goutte de sueur tombe de mon front…..et je me dit….en faite, t’es pas prêt du tout….(n’ayant jamais fait d’efforts intenses de plus de 2h30)

Pris de panique je demande quelques conseils sur l’alimentation aux collègues de Club, je me fais une semaine d’entraînement intensive 2 semaines avant et rien la semaine avant le Half…
Vendredi 2 août : déplacement avec toute la famille en fôret de Brocéliande et PastaParty avec Simon et Mélanie, le week-end commence au top !
Samedi 3 août : petit déjeuner, assiette de pâtes pour ma part, Christian me parle de son erreur de s’inscrire sur le XL et moi de m’inscrire sur le Half…
9h30 : « Pan » Simon et Christian sont partis pour le XL
11H00 : « Pan » Estelle et Moi démarrons l’Half…

Natation

Il y a 2 boucles de 1500 m, dans ma tête je me dis…pars vite les 300 premiers mètres pour te caler dans un bon groupe puis relâche l’effort… 200m et là, tout le monde se lève, marche dans l’eau…rocher au fond, tout le monde à pied….seulement mes jambes de coq ne me permettent pas de prendre de l’avance sur « la masse »…je tente la nage par 60cm de fond…rien à faire je me fais doubler…puis tout le monde repart en nageant…je commence à doubler puis de nouveau les triathlètes marchent sur le fond..je m’explose un orteil..à ce moment tu te dis ***** fais**** p****, pas le temps, tu repars….
En même temps un gros orage s’abat sur la commune d’Iffendic, nous sommes dans l’eau et finalement c’est plutôt agréable. Il reste 2/3 de la première boucle, je décide de me concentrer sur ma nage, ma technique, et je décide de forcer sur la seconde boucle pour creuser l’écart…les deux dernières lignes droites sont interminables, je sors de l’eau (sortie à l’australienne) et m’engage pour une seconde boucle. Soudain, l’arbitre se met en travers de mon chemin et crie « fin de la natation…vous montez sur les vélos »….

Je suis scié, dégoûté…je repars énerver vers la transition à tel point que je fais une transition éclair de 45sec… pour ma part… c’est rare… voir inédit !
Je suis énervé car finalement, j’en ai gardé sous le pied en natation et me retrouve dans la masse sans avoir trop donné…et surtout j’ai pas pu creuser un écart.

(Finalement j’apprendrai qu’une bouée dérivait depuis le départ du XL et que nous avions du faire approximativement 2km, d’où la décision de sortir tout le monde…sinon on partait tous pour plus de 4km de nat)

Le vélo

J’enfourche le vélo, le sol est trempé et un mec est déjà à terre au bout de 500m… ça refroidit les esprits….Je saisi ma gourde d’eau, boit une gorgée…et là stupeur, je me rends compte que la gourde que j’ai choisi pour mettre mon eau à un gros arrière-goût de pastis !!!! J’ai fais la bêtise de prendre la gourde « journée » que j’avais fourni à mon pote Yoann pour son enterrement de vie garçon quinze jours avant (j’avais deux gourdes identiques, j’ai pris la mauvaise) …et malgré le passage au lave-vaisselle…le goût est bien présent…je suis dégoûté !
Mon médecin ayant reconnu le parcours un mois avant m’avait prévenu…les 10 premiers kilomètres c’est « casse-pattes » faut pas se griller d’entrer de jeu…je décide donc de partir cool….km 3 : une côte à 15% de 400m de long…effectivement ca saisit les cuisses d’entrer jeu. Puis vent de face jusqu’à Paimpont soit jusqu’au 21 kilomètres, avec entre le 4 et 8 ème kilomètres une ligne droite interminable, faux plat montant dans une forêt verdoyante, ….je regarde mon compteur vélo et voit une vitesse moyenne catastrophique (26km/h de moy) à 25 km du départ, je prends peur !...et me dis qu’il va falloir que j’active les jambes pour pas passer 4 heures sur le vélo (domaine que j’affectionne le moins).
Sauf qu’un second problème survient….ayant une peur énorme de la fringale sur ce genre d’épreuve « longue » (enfin pour moi), je me suis envoyé une plâtrée de pâtes le matin, une « pom’potes » à la transition, un gel et une barre de céréale 10 minutes après le départ du vélo….ce qui devait arriver, arriva….après Paimpont, j’accélère sauf que mon ventre est un peu capricieux…un coup ca va, un coup ca va pas du tout….finalement, je gère ma course vélo plus par rapport à mon ventre…je bois du coca à chaque ravitaillement…ce qui me soulage un quart d’heure puis, ca revient.

Sans compter sur le dénivelé du parcours, mais surtout le vent de face à la fin de la première boucle sur les 5 derniers kilomètres…je me retrouve à un moment à 14km/h face au vent sur 300m à hurler comme un putois contre ce foutu vent….(finalement, je crois que je préfère une côte à du vent…au moins on en voit la fin !)
Entre le 22 et 34km vent de dos…que du bonheur…mais dès je force et m’allonge sur mes prolongateurs…mon ventre fait quelques caprices, mais c’est gérable….je décide donc de gérer mon effort pour finir cet half, sans vomir….à ce moment, j’ai pensé à PYT !

La seconde boucle se passe mieux, j’arrive enfin à la transition, mais j’ai trouvé ca très long (ma plus grosse sortie vélo depuis 2 ans était de 70 km et je venais de faire 84 km…). Je regarde rapidement mon compteur, ma moyenne kilométrique à pris deux points (28km/h de moy)….heureusement ! et à la fois je trouve ca très faible….décision très lucide à ce moment… « Pierre, l’année prochaine tu bosses le vélo ! ».

Transition correcte pour moi car je change de chaussettes et pars en CAP…

La CAP

Pour la première fois, je pars en CAP tranquille et me sens de mieux en mieux. J’aborde bientôt la 4ème heure d’effort, et je me sens bien…le ventre semble se rétablir peu à peu (peut-être la position debout me convient mieux ?).
4 boucles de 5km se profile…je décide d’aborder la stratégie suivante car mon objectif est de finir :

  • 1ère boucle tranquille pour remettre l’organisme du vélo et ne pas « se griller »2ème boucle tu accélères si tu te sens bien
  • 3ème, tu poursuis sur ta lancée…
  • 4ème et dernière boucle….tu finis en fonction de « comment tu te sens »…même en rampant s’il faut, car à l’EPPG on n’abandonne PAS !!!

La réalité :

  • 1ère boucle tranquille….et je me sens même bien
  • 2ème boucle, j’accélère, je passe même un kilo à 4’45.... Je commence à comprendre le fameux phénomène de « second souffle » dont parle les marathoniens….c’est plutôt cool et super agréable…on se sent comme invincible…comme si le temps n’avait pas d’effet sur l’effort puis…
  • La 3ème boucle….les cuisses se raidissent, je commence à avoir deux bloc de béton armé suspendu à mes hanches….je repense aux conseils de PYT….surtout ne t’étires pas….à chaque ravitaillement mettre de l’eau froide…et j’ai l’impression de repartir dans une gestion de l’effort pour ne pas que les crampes me viennent. Je bois, eau froide à chaque ravitaillement…je sens qu’au niveau du souffle je pourrai accélérer…mais les jambes ne suivent pas. Ma CAP devient un rythme régulier que mon esprit ne quitte plus, mon seul objectif restera de ne pas marcher, je ne sais pas pourquoi mais à ce moment, ton esprit fait une « fixette » sur un seul truc : pour ma part le leitmotiv était : « si tu marches t’es mort, tu vas perdre trop de temps »…alors je cours, je cours toujours à la même allure sans dépasser le rythme que je m’impose. Après coup, j’éprouve une certaine satisfaction d’avoir pu maîtriser mon effort dans les moments difficiles, et à la fois une frustration de ne pas avoir poussé plus loin mon organisme pour savoir si les crampes viendrai en forçant plus….

La ligne d’arrivée est là….tu sais pas pourquoi….mais t’es trop content d’avoir fais ça, et t’as envie de recommencer très vite

Finalement
Je finis en 5h31….avec un sentiment d’avoir mal gérer mon alimentation et une préparation plus que chaotique….ce qui me donne envie de très vite recommencer !


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