19 mai 2013

Triathlon des Mureaux Sprint donc CR rapide !

par Pierre

Réveil programmé à 6h……5h30 le petit Emile pleure dans le lit….allez hop…c’est l’occasion de se lever encore plus tôt !

Premier triathlon de la saison….la pression monte, je ne suis plus allé à la piscine depuis 1 mois, et j’ai du aller 3 fois aux entraînements natation depuis le début de l’année. Parti pris pour progresser en CAP et en vélo (mon point faible, vive le Home-Trainer !!!) ….car le triathlon, c’est presque que du vélo ;-).

Pour l’occasion changement de vélo, j’essaye le vélo de PYT dans l’optique d’un futur investissement.

Changement de pédale au dernier moment. Saïd et Maurice sortent de la voiture…. j’interpelle Saïd, il s’est couché tôt ! Il est en forme, la pression monte….

J’ai l’impression de tout recommencer, après une saison hivernale, je n’arrive plus à organiser mes affaires dans le sas de transition. J’admire la légèreté des roues aksium, je suis halluciné, j’ai l’impression que ce vélo est une plume par rapport à mon ancien… J’ai déjà hâte d’être dessus.

9h… Briefing de course, je regarde les bouées au loin, le site est magnifique, mais d’un coup, je panique des distances car j’ai peu nagé cette saison….je me raisonne, me dis que c’est juste un sprint, courage !

Nous allons goûter l’eau…et à la grande différence de Catherine….je la trouve gelée, je fais juste 3 mouvements de bras et reviens sur la plage de départ. Rangement dans le sas pour nous compter, soudain après en avoir discuté avec le Président, j’arrive pour la toute première fois à pisser en tenue, un regain de quelques degrés et un relâchement nécessaire au départ !!! Alignement sur la plage, je me retrouve en compagnie d’Arnaud et Jennifer. Coup de sifflet de départ, Jennifer plonge, je reste dans ses jambes et décide que son bonnet rose (celui des femmes) sera un point de repère…au bout de 200m, je suis toujours dans ses jambes,…là je me dit….ça craint Pierre, tu vas te « cramer » en natation….malgré tout, je continue sur le rythme, première bouée passée sur la gauche….soudain un mec me double…un tatouage sur la jambe, je passe de 4 à 3 battements par respiration…je décide de prendre sa vague.. le gars enclenche ses jambes, c’est mort… ca commence à être dur…puis soudain, j’aperçois 3 bonnets roses devant et m’interroge…la bouée est loin sur ma gauche… MINCE, Jennifer n’est plus dans le lot, ce sont d’autres filles qui contournent allègrement la bouée pour éviter le regroupement de la bouée. Je m’énerve sur le fait de ne pas avoir regardé la bouée plus en amont. Je relance et me dis que la session de vélo va être dure. Je continue malgré tout, j’aperçois le fond du lac… ouf, c’est la fin…je sors et aperçois Jennifer 30mètres devant moi en train de jeter son bonnet. Un espoir est redonné à mon esprit, et en même temps, je me dis que j’ai laissé pas mal de forces pour sortir en même temps que Jennifer.

Traversée du sas, je réalise que Arnaud est partiJennifer est juste en face,…le vélo de Maurice (oups ! James) est là….Je suis sorti de l’eau avant James !!! il s’est noyé ? ....je suis inquiet..un coup d’œil à l’ambulance…RAS…

J’attaque le vélo, prends contact avec le vélo…avec les 15°C de l’eau, mes cuisses sont dures comme des parpaings…quand j’appuie sur les pédales, mes cuisses réalisent de mini-crampes, je décide de partir en tournant les jambes rapidement, moins d’intensité, plus de vélocité….les cuisses se relâchent peu à peu, je double Jennifer au premier rond-point, l’encourage ! S’ensuit une longue, très longue ligne droite…on aurait presque pu se croire à Hawai ! Les premiers arrivent en sens inverse…après quelques minutes, je vois Arnaud… aucune idée encore de l’écart qui nous sépare. Je continue sur mon rythme…mais je sens que mon rythme respiratoire est élevé, je donne trop ….Je me rappelle ce que m’a dit le Président dans le mini-bus…. on passe de 30m à 140m en dénivelé du 7 au 13ème km…. Je décide donc d’adopter un rythme soutenu mais pas à haute intensité… et me réserve pour les 5 bornes « de côte », je récupérerai dans la descente vers le final. Je me fais doubler 3 fois… mais je double 2 fois, pour la première fois je double en vélo !! merci le home-trainer sur la saison hivernale, je sens que les séances m’ont permis de conserver un rythme en tournant les jambes sans puiser dans mes réserves !! Sans montre ni compteur, je ressens tout de même, un bénéfice sur les sensations et le rythme, mais pendant 2 km je suis seul et j’ai du mal à savoir si mon rythme est suffisant….soudain j’entends un vrombissement derrière moi ! un gros CLM arrive à mon niveau (casque Giro profilé, vélo Look CLM…) j’ai l’impression que Lance Armstong me double, il me double rapidement mais reste à 30/50m devant moi….je décide de le garder en point de mire… 7ème km, la route se lève, je décide de commencer à augmenter mon intensité d’effort, je double 2 cyclistes, quelques encouragements de bénévoles me galvanisent… Le CLM reste devant moi jusqu’au 10ème km…. un léger répit sur du plat me refait perdre 20mètres sur lui… tant pis, soudain, la route se dresse du 11ème au 13ème km, j’entends les 3 cyclistes positionnés devant moi rétrograder sur le petit plateau. A ce moment, je me dis, Pierre, c’est à toi de jouer,…. laisser parler ton gabarit affuté à la Richard Virenque…. tu auras la descente pour récupérer…je commence la montée en danseuse, je dépose un premier cycliste au physique de rouleur, je me dis qu’ils me rattrapera dans la descente….je me pose sur la selle et appuie, je ne lâche rien, le second cycliste est rejoint, je le double, on échange un mot sur la côte… je continue de voir le CLM devant moi, 40/30/20/10/5m repris en 500m….là je me dis, « bouffe-le » et reprend de l’avance avant la descente, je le dépose et continue…. arrivée au sommet, nous traversons une forêt verdoyante, le calme qui s’y dégage me fait reprendre quelques forces, il est temps de s’hydrater !!

Nous amorçons la descente…dans ma tête, je me dis 7km de descente…que du bonheur…position aéro, respiration en récupération, je sens les autres concurrents proches derrière moi, je décide de maintenir une vitesse soutenue, ils ne me rattrapent pas encore. Je constate que le vent de face en descente ne nous permet pas de récupérer pleinement comme je l’envisageais, 2km se passent, soudain, nous enclenchons la descente dans la ville, descente abrupte avec dos d’âne à répétition, 2 rond-points en relance, je ne connais pas encore assez bien mon vélo, je reste rapide mais prudent, le CLM me dépose littéralement !!!!! A peine le temps de voir son guidon ! Un deuxième arrive à ma hauteur…le mec au physique de rouleur ! Il me double également….Malgré tout, la fin de parcours reste plane sur les 2/3 derniers km ! Je redouble le dernier cycliste et conserve le CLM en point de mire….

Je n’ai pas envie de voir le CLM se perdre dans le paysage, je décide de maintenir mon effort, nous revenons sur un concurrent….il reste 2,5 km….j’ai envie de lui mettre un coup au moral, surtout que je constate qu’il est équipé comme un pro ! Vélo profilé, tenue à son nom….je le double en appuyant puissamment sur les pédales, histoire qu’il ai l’impression d’être déposé….à sa hauteur, je me rends compte que c’est une féminine….je relance et continue mon effort, elle me colle et me « suce la roue »… j’hallucine !!! Tant pis, je continue pour pas me déconcentrer….. et vois une moto arriver….. elle relâche volontairement son allure…. la moto passe, elle me recolle…. la route est défoncée, mais le marquage au sol est bien visible, les dégâts ont été signalés…c’est un vrai jeu de slalom pour rester sur du plat...mais le bitume accroche et la vitesse reste constante, c’est l’essentiel…. nous approchons de la base de loisirs… il reste 1000m… la féminine décide de me doubler…je me décale sur la gauche pour ne pas être taxé de « suceur de roue »…..arrive 800m, mon sang ne fait qu’un tour…..dans ma tête, je me dis qu’il « n’y a pas moyen » qu’elle arrive en tête à l’aire de transition alors qu’elle a profité de mon aspi pendant 2km….maintenant y a une moto….. je la redouble….. là elle me crie : « à droite..à gauche…il va falloir choisir p*****…. »….. là je lui rétorque qu’elle a bien profité de l’aspi pendant que la route était abimée… et que je n’ai pas ouvert mon « caquet » à ce moment là, elle ne réponds rien…(rapidement je pense à Yann 1er) tellement énervée en arrivant à la base de loisirs elle manque de rentrer en collision avec un plot et de prendre la direction tangente vers une porte fermée de la base ! Je rigole intérieurement…. finalement il y a une justice !

Les transitions ne sont pas mon fort, elle me dépose littéralement, là j’entends un supporter de son club lui dire… « la 1ère féminine est prenable, il faut que t’envoies sans compter »,…. je pose le vélo, mais décide de mettre des chaussettes (confort personnel dont j’ai encore du mal à me passer)...J’attrape ma montre et pars…les chaussettes m’ont fait perdre 300m sur la féminine et je me rends compte qu’elle envoie en CAP ! Je vois au loin le gars en CLM à 400m, je suis mort…je regarde ma montre, je cours à 14km/h soit 4’17 au kilo, je m’étais fixé comme objectif de courir la CAP au moins comme le semi de Paris soit 4’ ou 4’05 au kilo, mais les jambes sont trop lourdes et mon souffle a du mal à s’adapter au rythme de la CAP…. je croise Arnaud en sens inverse ! Sa rencontre me remet en ordre de marche….j’accélère….A partir de ce moment, je vois la vitesse moyenne de ma CAP passer de 14,3km/h à 14,6km/h à ma montre…je tourne à 4’ kilo, je maintiens l’allure et vois la féminine se rapprocher….. dans le sous-bois…. 2 virages en enfilade, je fais parler mes anciens appuis de handballeur et la double…. tiens, elle n’a plus de souffle pour dire quelque chose apparemment…je poursuis mon effort….dans ma tête, je me dis, cette année t’as bossé la CAP ! Il faut te lâcher maintenant ! c’est dur… le souffle est au max, je teste le fait d’ouvrir la fermeture éclair de ma tri-fonction….ça relâche mes muscles respiratoires, je double le gars en CLM… je suis ravi, mais me dis qu’il reste une boucle soit 2,5km… c’est le premier tri de la saison, je suis incapable de savoir s’il me reste des forces… tant pis,… je constate que ma montre stagne à 14,5km/h de moyenne depuis le début de la CAP… j’ai besoin d’un objectif pour ne pas craquer… ma montre sera cette dernière…. Là je me répète « qu’il n’y a pas moyen » que je finisse la CAP à moins de 14,5km/h de moyenne… je maintiens l’allure, je force je finis la deuxième boucle et croise Said et Jennifer : encouragement, tape dans la main en sens inverse, l’esprit Club galvanise c’est énorme… dernier kilo… l’esprit est détaché du corps pour ne pas perdre l’allure ! J’aperçois la ligne d’arrivée, j’enclenche la descente vers celle-ci…. Jean-Marc et Arnaud sont là… photo finish…. je m’appuie sur mes genoux pour reprendre mon souffle, je regarde ma montre 14,6km/h de moyenne sur la CAP soit (4’05min au kilo de moy).

Objectif atteint…. l’esprit Club va faire de cette arrivée un moment de convivialité et de bonheur….

Reste Enghien..ca risque d’être dur !


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