21 mai 2012

Triathlon CD de Cergy 2012

par Yann

Tout a commencé par un mail de Gérard triathlète à L’APSAP (club que l’on ne présente plus maintenant), proposant un CD sur Cergy. Ni une ni deux je dis oui… La date convenait parfaitement dans mon « programme ». Le tri était tout près de Paris et le prix était plus qu’attractif.
Lors de l’inscription je lis sans y prêter attention Maxi CD de Cergy… c’est lorsque j’ai proposé cette course aux membres de l’EPPG que quelqu’un m’a fait comprendre que Maxi CD n’était pas seulement un nom… le format était le suivant : 1600 m de natation, 53 km de vélo et puis 11.5km à pied…croyant qu’il s’agissait d’un CD normal j’avais estimé 2h15 pour le finir… très présomptueux…
Jour J
Levé 6h15, ouch ça fait mal un samedi … Surtout que la veille je m’étais couché après 1h du matin… J’avais le bras tout engourdi : est ce le signe d’une mauvaise natation ?
Après un petit dej léger et efficace direction le métro… Nous avions rendez vous avec plusieurs personnes de l’APSAP sur la ligne du RER A. J’ai ainsi pu rencontrer plusieurs membres du club pour lequel les formulaires de mutation sont pré-remplis ! Ils sont, je dois l’avouer, très sympas.
Huges et Edouard, les seuls autres représentants de l’EPPG, venaient en voiture… Nous nous sommes retrouvés sur le parc à vélo… Edouard et moi étions quasiment face à face dans un spot qui était plus qu’enviable. Nous étions en bout de rangé près de la sortie CAP et Vélo…

Les organisateurs nous rassemblent pour le briefing et nous donnent les dernières consignes et quelques infos pertinentes genre la t° de l’eau : 13C°…
On marche ensuite tous en direction du plan d’eau… la marche se veut lente et peu assurée… Peut les 13C° qui font douter ? On aperçoit toutes les bouées que l’on devra passer, la dernière semble vraiment loin… On teste l’eau et finalement je ne ressens pas les 13C° sans même utiliser la technique du président . On ressort de l’eau, ils nous font applaudir pour nous galvaniser. On aurait pu se croire à Gérardmer, il ne manquait qu’un détail, l’hélico prenant la photo de départ.

Le départ était proche, Edouard, Hugues et moi étions devant au coude à coude. Il est toujours réconfortant de voir des visages familiers… ;). Les triathlètes de l’APSAP participant à la course (et oui cela sous entend qu’ils avaient des supporters, eux !!!) Hanen, Candice, Bertrand et bien sur Gérard étaient plus en retrait. Ils m’ont avoué avoir une technique pour ne pas prendre de coups… Laisser les guerriers partir devant… Je n’y avais jamais pensé…
Alors que le départ allait être donné, Huges lance à Edouard « mais là on va courir pour rentrer dans l’eau, alors passe devant moi… » ça m’a fait sourire pas longtemps car le top est donné… Je lance ma montre en courant et plonge dans l’eau. La bataille commence… je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi l’instinct animal se réveille lors de la natation. Je me suis fait agripper, couler… enfin vous voyez le train train quotidien des départs de tri…

Nous devions passer à droite de toutes les bouées, j’ai donc de suite pris la tangente sur la gauche. J’étais inquiet de nager seul, je relevai la tête et voyais bien la bouée jaune dans ma ligne de mire… Tous les autres triathlètes que je pouvais apercevoir nageaient à au moins 3 m sur ma droite et je n’étais dans les pieds de personnes. Nous passons la première bouée que je la frôle tellement ma trajectoire était juste. Et la bataille recommence, je reprends à nouveau des coups. Je m’éloigne, mets des accélérations pour dépasser certains « bagarreurs » et encore une fois je reste dans ma bulle isolé de tous. L’eau était limpide et bonne, j’en ai bu quelques tasses. La bouée la plus éloignée est passée c’est le retour… Là il n’est plus possible de rester seul, le couloir de retour est étroit. Encore une fois je frôle toutes les petites bouées délimitant le chemin du retour. Je me retrouve dans les pieds de quelqu’un. J’essaye de rester dans les bulles, je repense à la vidéo envoyée par Jean-Marc.

D’un seul coup, plus de bulles, je ne me méfie pas et continue sans lever la tête. C’est alors que je mets un coup de tête à quelqu’un. Je me relève pour m’excuser auprès de la personne. Là je comprends que je venais de mettre un coup de boule dans une bouée en plastique… A ce moment deux crampes derrières les cuisses arrivent dues au changement de position. Je reprends la nage et décide de boire volontairement de l’eau pour éviter que les crampes ne reviennent.

La fin de la natation est proche, je vois le ponton avec des supporters, la plage est toute proche… J’attends le dernier moment pour me mettre debout… Je sais qu’on est plus rapide en nageant qu’en marchant dans l’eau. Je remplie ma combi d’eau pour le retirer immédiatement et facilement. Enfin facilement c’était sans compter la puce à la cheville j’ai perdu au moins 20s. Je sais que cela parait rien mais c’est énorme pour certain, hein Arnaud !

Je cours jusqu’au vélo, prends les lunettes, le casque et le porte dossard… Les chaussures sont sur le vélo (grâce au stage). Je cours jusqu’à la ligne et galère un peu à rentrer mon premier pied puis le second… C’était chaotique mais bon au moins je n’ai pas couru avec mes chaussures.

Le vélo commence, je suis inquiet car lors des dernières sorties des douleurs dans mon genou étaient à chaque fois apparue… Je prévois donc de ne pas appuyer comme à l’habitude. Le parcours vélo est vraiment bien, quelque montés courtes, un temps juste magnifique, pas de vent… Les bénévoles nous guident et sécurisent tous le parcours. Je les remercie à chaque fois car sans eux pas de triathlon…

Je double quelques bons nageurs, et me fait doubler par de bons cyclistes… Lorsque je me sais suivi je garde l’habitude d’avertir des dangers et des déformations de la chaussée « plaque, voiture, dos d’âne… ». Par contre quand je sens que l’on me suce la roue, je change de direction pour faire comprendre que je suis comme Pascal… Je n’aime pas me faire sucer la roue par des triathlètes que je ne connais pas . Un ravitaillement est donné sur le parcours vélo. Ils nous donnaient des petites bouteilles. Ayant encore de l’eau dans mes bidons, je décide de plutôt m’asperger le visage. Ça rafraichit, mais là je me rends compte que ce n’est pas que de l’eau, il y a un produit énergisant mélangé. Je collais sur tout le haut du corps : les mains, le visage… ce n’était vraiment pas top.

Le vélo se termine, je déchausse avant d’arriver à la ligne, je reste un peu collé à mon guidon et me jure de ne pas recommencer… On doit courir pied nus sur près de 50m, je pose mon vélo et pars directement pour la CAP.

Je m’élance et ressens de suite des crampes aux cuisses. Le corps nous rappelle que l’effort est différent. Je regrette de ne pas avoir bu avant de commencer la CAP. J’entends une personne derrière moi. C’est Jean-Marc, triathlète venant d’Ecosse, on se met à parler, je n’avais jamais fait ça. On discutait de tout de rien, on double même quelques coureurs… On se fait doubler par un premier coureurs, on essaye de le ralentir en lui proposant de discuter avec nous .
Ça n’a pas marché, il a filé…
On a continué à discuter et courir à bonne allure tout de même… On fait demi tour j’espérais un ravitaillement d’eau pour éliminer les crampes… (C’est seul reproche que je ferai sur l’orga). Au lieu de cela on choppe un chouchou, et retour vers le parc à vélo… Là je souffre les cuisses sont toujours border line. Je laisse filer Jean-Marc. Sur le retour je croise Edouard, je l’encourage, il me dit qu’il est naze…(moi aussi). Je me crois bientôt arrivé car le parc à vélo est à vu. Mais je ne savais pas qu’il y avait deux boucles à courir. Je le comprends quand le 1er de la course me dépasse alors que je l’avais croisé lors de mon allé. J’avais perdu toute notion de distance en discutant. Là ça été vraiment dure…

Heureusement il y a eu un ravitaillement d’eau, j’attrape un gobelet, le boit « sans en perdre une goute »… Il fallait faire demi-tour derrière une table, repassant devant le ravitaillement, je décide reprendre de l’eau. On me tend une petite bouteille. Ayant bien bu le premier coup je décide de me rafraîchir car le soleil tapait vraiment… Et là encore ce n’était pas que de l’eau… je me dis que ce n’est pas possible de faire la même connerie à moins de 2 heures d’intervalles… Et si j’y arrive.
Je repars en me disant que je n’en suis qu’à la moitié, on me donne le second chouchou, un peu démoralisé car je ne me sens pas de refaire tous le parcours une seconde fois. Je dépasse Hugues qui était sur sa première boucle. Il m’avoue ne pas comprendre pourquoi nous sommes au même niveau. Lui aussi n’avait pas assez bien écouté le débriefe … Il emboite mon pas mais les crampes ont eu raison de sa fougue.

Je poursuis sans savoir que la seconde boucle est nettement plus courte… Quel soulagement quand un des bénévoles me demande de couper à gauche. On me donne ensuite le 3ème chouchou, le pass pour finir l’épreuve. C’est d’ailleurs une des supportrices de l’APSAP qui s’était proposée comme bénévole qui me libère. Je cours, j’essaye d’oublier mes cuisses qui me font souffrir depuis le début de la CAP. J’ai en ligne de mire un coureur de paris sport club. Club dans lequel j’avais fait mes débuts de triathlète et dans lequel je n’avais pas été fan de l’esprit… Je voulais finir devant ça parait stupide mais c’était un mini objectif de fin de course…
C’est lorsque l’on m’a dit « il reste 200m » que j’accélère, je me dis « allez, ce n’est que la moitié d’un tour de piste ». Là je ne pense plus à rien si ce n’est qu’à doubler les deux triathlètes qui sont à une vingtaine et quarantaine de mètres. Je donne tous et pensais pas que j’y arriverai, je me dis « ça va le faire, ça va le faire » et ça la fait. Je passe la ligne en 2h51 ce qui me permet de me glisser à la 38ème place sur 220 participants.

Je retrouve Jean Marc avec qui nous avions tapé la bavette, il fini 1min devant… On se félicite et continuons la conversation amorcée durant la CAP. Je vois également un des photographes de la course. J’engage la conversation sur comment récupérer les photos prises, il me dit que l’organisateur en récupèrera quelques une et les mettra à dispo pour promouvoir l’évènement. Il se rappelle de m’avoir pris en photo et prend mon numéro pour me l’envoyer. Ce qu’il a fait dés le lendemain. Merci à lui car elle est sympa.
Je retourne dans le parc que les finishers longent avant de passer la ligne d’arrivée… le but étant d’encourager Edouard, Hugues, Gérard et tous les membres de l’APSAP.

C’est ainsi que tous (EPPG et APSAP) avons terminé ce triathlon. Un grand coup de chapeau à Hanen pour qui s’était son premier triathlon.
Petite douche délassante et bien chaude. Edouard et Hugues sont repartis ensemble sur Paris en voiture quand à moi je suis reparti avec tous les APSAPiens. Une fois à Paris nous avons bu un verre puis deux (happy hour oblige « 2ème verre gratuit ») et nous avons fini au resto… Nous nous sommes quittés à 21h, personnellement je n’ai pas vu le temps passé tant l’ambiance était bonne…

En résumé ça été une journée bien remplie, ce que j’en retiendrais :
• Lire les descriptifs des courses avant de s’inscrire !
• Ecouter les débriefes de façon plus consciencieuse !
• Eviter de frôler les bouées lors de la nation !
• Gouter les liquides avant de s’en asperger !
Ce que j’ai aimé le plus : rencontrer de nouvelles personnes ayant la même passion. Je tiens à leur donner le mot de la fin pour les remercier de leur accueil à mon égard.


Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.