7 avril 2012

Semi Marathon de Paris 2012

par Yann

J’ai pour habitude de toujours faire un « petit » compte rendu après chaque triathlon, là je sais il manquait la natation et le vélo… mais bon le but de ces CR est de partager l’avant pendant après courses… Comme vous nous avez soutenus, je vous le dois.
Après 2 mois d’entrainement, de coaching et de réels échanges humain autour du sport, la date fatidique du semi est enfin arrivée… Je dis « enfin » car pour certains le régime sport/pâte devient de plus en plus compliqué à tenir. Et pour d’autre c’était l’occasion de concrétiser tant d’effort et de sacrifices…
La veille de l’épreuve nous avons pu partager autour d’une grande table nos pâtes. Il y en avait pour tous les gouts, et tous les styles : les spartiates (pâtes sans matière grasse avec du dos de saumon sec), les généreux qui avait ramené des plats de pâtes gratinés avec de savants mélanges : tomate, olive, mozzarella, courgette, …, et huile d’olive, et il y avait même les anti-pâtes avec leur grains de riz au curry. Il y avait aussi les pressés qui n’avait pas eu le temps de se préparer une gamelle… heureusement le tuyau d’aide et action n’était pas percé, un resto à pâte à proximité a pu combler le manque. C’est donc dans ce joyeux mélange que nous avons pu parler de la grande journée du lendemain. Les derniers conseils furent donner… heureusement aucune contradiction avec ce que j’avais dit lors du dernier entrainement (excepté le café).
Nous nous sommes quitté assez tôt car il fallait se reposer, je ne crois pas mettre couché aussi un samedi soir depuis des lustres… après une nuit plutôt agitée, le réveil sonne… tout ceci n’étais pas un rêve nous avons bel et bien une tache à accomplir ce jour.
Levé assez pénible, le corps commence à ressentir le stress, l’esprit doit lui envoyer des signaux… des messages du type « attention tu va prendre cher » ou des trucs comme ça… Petit déj au calme pas un bruit autour de moi, en même temps c’est dimanche et il est 7h. Un bref regard vers l’extérieur, c’est gris et là je pense que tous le monde à la même idée « pourvu qu’il ne pleuve pas… 21km c’est déjà assez long … ».
8h30 : On se retrouve tous autour la tente, heureux de participer ensemble à cet évènement… Les photos sont prises, l’échauffement met de l’ambiance… Aide et action doit se montre nous sommes se représentants en jaune… Nous retrouvons à petites foulées la ligne de départ. Nous avons pu obtenir un bon sas alors que nos temps l’an passé n’étaient vraiment pas extraordinaires. Là l’attente se fait, peur et excitation se mélangent, les questions sur sois même fusent, des douleurs apparaissent alors que le coup de départ n’est pas encore donné… Redéfinition des 3 objectifs : 1er finir le semi quoi qu’il arrive, 2ème faire moins que l’an passé 1h37 et le 3ème faire moins d’1h30 (voire au-delà), le quel vais-je atteindre. De toute façon je donnerai tout ce que j’ai, alors peu importe l’issue, je n’aurai pas de regret.
Le coup de départ est donné, impossible de prendre sa foulée, trop de gens, on a l’impression d’être dans le métro à Chatelet en période de solde. Le 1er km est fait, il en reste plus que 20… « Ce n’est pas bon de réfléchir ainsi ». Passé ce 1er km il est plus facile de prendre son rythme de croisière… les groupes de musique, les personnes d’aide et action disséminés tout au long du parcourt est un réel réconfort et une source de remotivation de chaque instant.
Le 10ème km se termine peu avant bastille… 10km c’est une distance que l’on fait fréquemment… Sauf que d’habitude on s’arrête peu après… mais cette fois ci il reste encore un peu plus du double « là encore ce n’est pas bon de réfléchir ainsi ». Jusqu’au 11ème km j’arrivai à suivre un comparse de triathlon qui courrait également sous les couleurs d’aide et action. Le rythme des 10 premiers km avait été trop soutenu pour moi… j’ai donc dû le laisser filer… sans le vouloir, je réduis l’allure, mes jambes ne se lèvent plus comme au début, ma foulée n’est plus du tout la même…
J’ai de l’avance sur mon objectif donc pas de panique il faut juste gérer cette avance… au 15 km je regarde ma montre et vois que j’ai encore 30 secondes d’avance. Au 16ème km je vois que j’ai déjà perdu 15 secondes de mon avance… (Heureusement je m’étais fixé un objectif au Km me laissant encore un peu plus de la marge pour être sous les 1h30…). C’est là que le mental fait sa part du travail. Ne rien lâcher oublier la douleur dans les tendons derrières les genoux, oublier toute remise en question juste avancer, avancer… courir comme si j’étais dans la dernière ligne droite… et elle a été longue cette ligne droite.
Le 18ème km est passé, on arrive à porte dorée dernière petite difficulté, et ensuite je sais que ce sera tout plat… j’ai en tête la tente d’aide et action j’ai hâte de les voir, les entendre ils seront mon boost final… Je prends le dernier virage, la tente est à vu, ma foulée reprend figure humaine… j’oublie la montre un instant, les douleurs… je vois cette marée jaune, cette music et je me dis : ils sont fort a aide et action c’est un super spot… je tape dans quelques mains comme si j’étais frais…
L’euphorie passée, il ne me reste plus que quelques centaines de mètres, je n’arrive pas encore à distinguer le chrono au dessus de l’arche… il reste à peu près 50m, j’arrive enfin à lire le chrono. C’est le temps officiel, je lis 1h29’xx et là je me donne pour passer sous les 1h30, je suis passé à 1h29’57. J’étais conscient que mon temps personnel serait en dessous du temps affiché… mais c’était pour la symbolique.
De suite je retrouve plusieurs personnes de mon club de triathlon tous habillés en jaune. Accolades et félicitations réciproque heureux d’avoir terminé cette première course qui annonce la reprise prochaine des compétitions… Les muscles commencent à se raidir « déjà »… On avance péniblement vers la sortie. Là commence un long exode pour retourner à la tente. Pas de geste brusque, je sens que mes muscles ne me le pardonneraient pas. Et vu la démarche que nous avions tous, je pense qu’il en était de même pour les autres.
On se retrouve enfin à la tente… la course a été assez dure, je vois Arnaud danser sur le podium… genre c’était facile… il faut dire il a couru moins longtemps 1h22… . Mon amie était venue pour l’arrivée, je me sens de moins en moins bien et préfère rentrer avec elle.
Je n’aurai qu’un seul regret, être parti précipitamment… le bilan de cette course sur le plan personnel objectif atteint 1h28’51, j’ai aujourd’hui mal partout et marche comme un petit vieux. C’est ça qui montre que j’ai tout donné.
Sur un plan collectif, je suis plus qu’heureux d’avoir participé à cette aventure avec Aide et Action, faisant passer une course, un sport solitaire, a quelque chose d’indéfinissable où l’on est tous ensemble. Je ne trouve toujours pas les mots. De plus nous étions 10 de notre club à courir sous les couleurs d’aide et Action soit 100% des participants.
Si jamais aide et action cherche un coach l’an prochain je serai de nouveau enthousiaste de remplir ce rôle.
Coach Yann


Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.