8 août 2011

Le triathlon de Cayeux 2011

par Jean-Marc

Cayeux sur Mer, un des rares triathlons où j’ai fait un podium avec un chèque à la clé. Cela fait des années que je souhaite le refaire, retrouver une natation en mer, un circuit vélo plat comme la main pour rouler tout en puissance. Cette année le triathlon se déroule une semaine après mes vacances d’été, enfin je vais pouvoir me faire plaisir et profiter de mes entrainements en mer.

Départ le samedi matin pour un retour dans la nuit, la météo n’étant pas engageante sur l’ensemble du week-end.

Après un repas pris sur la plage de galets, au sec, et face à une mer calme, une reconnaissance du parcours vélo, au sec, nous nous préparons au camion sous les parapluies. La pluie et le vent, commencent à s’inviter. La température extérieure qui était de 18°C chute brutalement à 13°C. Mon envie de courir disparait peu à peu. C’est l’heure il faut bien se rendre au parc à vélo. En chemin nous croisons des touristes, tous habillés d’imperméable, nous en petite tenue légère. Plus nous approchons plus la pluie est froide. Je n’ai qu’une idée en tête rester au chaud dans le camion, mais je dois faire comme les autres, rester zen. Pour la première fois, je me mets immédiatement en combinaison pour avoir un peu chaud et ne plus sentir cette pluie. Je place bien au sec sous la chaise mes chaussures de CAP et un maillot pour couvrir les épaules sur la partie vélo.


Au moins la partie natation sera la plus agréable, on ne ressentira pas la pluie. Mais les vagues sont arrivées. Pas les vaguelettes d’entrainement de Dénia, des vagues de Cayeux… Au départ natation, je me mets tout à gauche pour être le plus près de la première bouée, mais dès le départ je me sens mal, pas d’appui, je n’arrive pas à régler mon rythme sur celui des vagues. Résultat beaucoup de mouvements pour rien, je vois passer devant moi des dizaines de concurrents avant la première bouée qui n’est qu’à 100m du départ. L’aller face au courant est pénible, respirant côté droit, je prends la vague, boit parfois et avance lentement. Sortie à l’australienne, je regarde ma montre, 16 minutes, lamentable. Retour avec le courant, là tout va plus vite mais je ne peux lâcher les chevaux toujours très peu d’appui dans l’eau. Je fonce au vélo, enfile mon maillot et appui sur les pédales. Je passe Arnaud, qui a considérablement gonflé, et boucle le premier tour vélo en 36 minutes. Je devrais donc poser le vélo en 1h40 et finir en 2h30 au pire.

Peu après l’entame du deuxième tour vélo la branche gauche de mon prolongateur se détache, je la tiens de la main gauche pour éviter de la perdre et ne peux donc m’appuyer que sur mon avant bras droit. Rapidement j’ai des crampes qui arrivent aux épaules. Puis ma roue avant se comporte bizarrement, je regarde, j’ai crevé. Je m’arrête, un concurrent me demande si j’ai de quoi réparer, « Bien sûr » je lui crie. Je tends la main sous ma selle, vide, il n’y a rien, ma trousse est restée dans le sac dans le camion. Reste plus qu’à rentrer ou attendre le camion balai. Je commence à marcher, courir, marcher. Arnaud arrive sur moi. Avec l’expérience, il a tout le matériel sur lui. Je lui prends sa trousse et commence à réparer. Je démonte le pneu, change la chambre à air, prend la pompe pour injecter au moins 6 bars de pression. Mais malchance la valve est trop petite, je tente tout de même l’impossible de longues minutes, appuie comme un fou pour faire grandir la petite bête, mais elle reste toujours rikiki. J’ai déjà abandonné cette année sur blessure, je n’abandonnerai pas cette fois sur ennui mécanique, je vais rentrer au parc à pied. Il doit me rester tout de même plus de 10 km à faire. Je pars sur un bon rythme en gardant les chaussures vélo, je me dis que si je cours pieds nus, je risque de me couper les pieds avec ce froid. A une intersection, avant de partir vers le marais, un bénévole m’indique un chemin pour rentrer un peu plus rapidement au parc à vélo. Je suis son conseil et finalement arrive au parc, à pied, frigorifié. J’imagine qu’un arbitre va me demander si j’abandonne, personne ne vient à moi, je vois 2 personnes dans le parc, un vélo qui rentre derrière moi. Je suis dans les tous derniers (en fait dans les 7 derniers). Arrivé à ma place, mes chaussettes de CAP sont sèches, mes chaussures aussi. Je me dis que finalement cela sera une préparation pour le semi de Gérardmer, j’ai déjà dû courir 5 à 6 Km, me reste encore 10 Km à faire.

La CAP se passe assez correctement, la foulée est bonne mais la vitesse bien entendu n’est pas là. Je finis enfin ce triathlon en me rappelant qu’un triathlon n’est bon que si l’on risque des coups de soleil, où personne ne tombe (pensée pour Philippe T.) et où personne ne crève (pensée aussi pour Anne).


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